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Martes, 14 de Agosto de 2012
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Sur le corps des athlètes, on ne voit qu'elles. Bleues, roses, noires ou beiges, ces bandes de couleur égaient le dos, les jambes, les coudes ou le ventre de certains athlètes. Ces étranges adhésifs qui pourraient passer au premier regard pour des peintures de guerre portent le nom de ruban Kinesio, et ont été inventés par le chiropracteur et acupuncteur japonais, Kenzo Kase. D'après lui, "ces bandes réduisent la douleur et soutiennent les muscles", explique le site américain Business Insider. Le spécialiste l'a créé alors qu'il était frustré de ne pouvoir fournir aux athlètes qu'il suivait que des bandes de strap rigides, et estimait que ses patients avaient besoin de quelque chose "avec une texture et une élasticité très proche de celles du tissu humain."

S'il fleurit aujourd'hui sur les pistes d'athlétisme, le ruban Kinesio ne date pas d'hier. Mis au point il y a une trentaine d'années, il a gagné en popularité grâce aux sumos, qui ont été les premiers à y avoir recours aux Jeux olympiques de Pékin en 2008."Depuis, les ventes ont explosé de 300 %", selon Michael Good, PDG de Kinesio Holding Corporation, cité par NPR.

Mais cela fonctionne-t-il vraiment ? L'entreprise revendique plusieurs vertus à son ruban, notamment celle de décomprimer les tissus, et d'améliorer ainsi la circulation sanguine et lymphatique. Mais même Kenzo Kase reconnait qu'il n'y a pas de preuve scientifique de ces bienfaits. Un professeur de sport de l'université de Bedfordshire a ainsi confié à BBC News penser "personnellement que c'est plus de l'ordre du placebo, car il n'y a aucune donnée qui nous montre que ça a un impact sur les performances ou que ça permet de diminuer le nombre de blessures." "Mais je ne pense pas que cela peut causer de problèmes sérieux, à part perdre quelques poils", plaisante-t-il.

Perspectiva Ciudadana